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Voici un article publié par le journaliste présent lors de notre fête chez 100% Mamans, Mohammed
Mrini.
La Chronique est un journal publié dans la région de Tanger.
http://www.lachronique.press.ma/index.php
Loin de plonger dans l’égoïsme, comme elles le soulignent, elles ont pensé à tirer le tant possible de cette aventure au profit des bébés et des mamans de l’association 100% Mamans.
Elles ont réussi et tout le monde s’est retrouvé le lundi 30 mars dans les locaux de ladite association, et pour fêter le retour des championnes en présence des manas, des bébés, des collaborateurs et des amis, et pour remettre le chèque de 3.000 euros à la présidente de 100% Maman.
Laissons s’exprimer nos championnes sur ce double objectif de cette manche de « sport social » :
Sarah BREBION
« Pour participer au Rallye Aïcha des Gazelles, on ne voulait pas, Krystelle et moi, partir d’une façon égoïste, mais faire en sorte que cette aventure puisse joindre l’utile à l’agréable.
Nous avons donc eu un coup de cœur pour l’association 100% Mamans dont nous suivons le parcours depuis quelque temps et qui, je dois dire, est considérée un peu à part. Lors de notre voyage, nous avons présenté l’association et nous en avons parlé à chaque fois que c’était possible, auprès des sponsors et des gens de manière générale. L’idée donc était de parrainer 100% Maman et d’apporter notre modeste contribution.On ne peut passer à côté de ces jeunes – parfois très jeunes – mamans et ces beaux bébés et rester indifférents. Au-delà de tout tabou, c’est une question de vie ou de mort pour deux êtres fragiles.
Le budget du rallye était de 25.000 euros. On s’était engagées dès le départ à reverser une partie de cette somme à l’association 100% Mamans, parce que ça donnait un sens à notre action et ça ne se limitait pas à l’aventure. Cette démarche a touché nos sponsors et, ainsi, on a pu leur remettre 3.000 euros. ».Krystelle BODET
« Du fait que je travaille à Tanger, je connais le Maroc et je connais le rallye Aïcha des Gazelles. Je suis très attachée à ce pays et puis il y a des paysages fabuleux dans le sud.
Il s’agit d’un rallye de femmes, d’un rallye où on se guide grâce à la boussole et à la carte géographique et non au GPS ; ce qui signifie que c’est très dur. Il y a un côté authentique, basique et difficile, parce qu’il faut réfléchir à tout moment, analyser le terrain, prendre des décisions tout le temps.Il fallait trouver une coéquipière et ça a été très vite fait : Sarah est une amie depuis le lycée, on fait un tas de choses ensemble et donc, je lui ai proposé de faire ensemble le rallye. Elle a accepté, mais ce n’était pas tout ; il fallait trouver l’argent. Il nous a fallu un an de travail pour y arriver.
Pour le véhicule, c’est le 4/4 de mon père, immatriculé à Tanger, la ville où travaille également mon père.Ça ne s’est pas bien passé pour la fonceuse que je suis, c’était très difficile, si difficile que j’ai failli flancher à un certain moment. Souvent on est perdues, avec l’angoisse qui accompagne ce genre de situation, même si on sait qu’il y a une organisation autour.
La nuit qui tombe et la peur de ne pas pouvoir rentrer au bivouac. Trop de stress, trop de tension.
Mais c’était l’occasion d’apprendre à être indulgent avec soi-même et à s’aimer à travers de ces difficultés et ces limites-là. C’est le plus bel enseignement que jeux tirer de ce rallye, au-delà de la fierté d’avoir été jusqu’au bout, puisqu’on est classées 27ème parmi les 119 équipages.Il y avait 11 équipages du Maroc qui sont venues de Rabat et de Casa généralement. On était le seul équipage tangérois et j’en suis très fière. Nous avons fixé deux drapeaux, le marocain et le français. Pour nous, c’était un honneur de participer pour notre équipage mais aussi pour le Maroc, pour Tanger, pour tout ce que représente le Maroc que l’on connaît et que l’on aime. Nous tenons à remercier toutes les personnes qui nous ont apporté leur soutien pour la réalisation de ce qui représente pour nous un exploit ».
M. Mrini